Mystérieux vandalisme au sentier du Pic du Niel à Hyères

Publié le mercredi 05 décembre 2012 à 7 h 11

Un parcours stratégique destiné aux scolaires et aux amoureux de la nature pour découvrir, sur l'un des points culminants de la presqu'île, la géologie de la côte et les plantes spécifiques du maquis.

Situé sur une propriété du Conservatoire du littoral, il est vandalisé systématiquement depuis 2005 ! Les Amis de la Presqu’île appellent au secours

Comment protéger le sentier botanique du Pic du Niel des vandales qui, depuis des années, détruisent méthodiquement ses équipements ? En le restaurant une fois de plus, et en le faisant redécouvrir du plus grand nombre, avancent les Amis de la Presqu'île de Giens.

Cette association de scientifiques, qui compta Théodore Monod parmi ses membres, gère et entretien cet équipement pédagogique à l'usage des amoureux de la nature et des scolaires, sur les terrains du Conservatoire du littoral, au Pic du Niel.

« Un parcours stratégique par sa position géographique - nous pouvons y décrire les beaux paysages car c'est un point culminant - et il rassemble la plupart des plantes du maquis qui poussent sur un sol acide en opposition à la garrigue sur sol calcaire », explique Émilie Papaléo, chargée de mission environnement pour les APG. Chaque année, les écoliers hyérois y apprennent ainsi la géologie de la presqu'île et sa biodiversité.

Dédié à Scott de Martinville

Ce sentier botanique comprenant une trentaine d'étapes, a été créé en 2003 par l'association, en partenariat avec le lycée agricole. Il a été dédié, en 2004, avec la pose d'une stèle, à M. Scott de Martinville, président de l'Aspanig et initiateur du sentier. Une grande figure de la protection de la presqu'île et tout un symbole.

Vandalisé un an après, puis laissé à l'abandon faute de moyens jusqu'en 2009, le sentier avait été à nouveau restauré par les APG avec panneaux neufs et réinitialisation du parcours.

Les actes de vandalisme ont alors repris : « poteaux déplacés, arrachés, tordus et jetés dans le fossé… ou volés simplement ! Depuis 2009, je m'y rends tous les deux mois pour replacer les poteaux ou les remplacer… mais nous sommes en 2012 et cela continue », se désespère Émilie Papaléo. « Cela nous coûte de l'argent et des efforts inutiles, mais nous persistons à le terminer pour les enfants. Nous pensons que ces actes de vandalisme ont toujours été commis par les mêmes personnes, mais nous n'avons pas de preuve…
Ceux qui ne tolèrent pas ce sentier doivent comprendre qu'il est dans l'intérêt de tous d'avoir à disposition ce genre de parcours initiatique dans un site exceptionnel tel que notre presqu'île ».

Le message passera-t-il ?