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aune de la petite Corse Hyéroise

Faune de la petite corse hyèroise

Les vertébrés du maquis :
  Ils sont nombreux à trouver refuge dans les broussailles du maquis. Entre proies et prédateurs comme entre gibier et chasseurs,
c'est un cache-cache sans fin..
Les oiseaux migrateurs ou nicheurs y sont légion : passereaux comme les fauvettes, grives, rouges-gorges…ainsi que bécasses, petits rapaces, troupes bruyantes de goélands, faisans ou perdrix d'élevage que l'on rencontre effarés après leur lâcher, en période d'ouverture.


                        

    


  Le contingent des reptiles est appréciable, avec lézards et couleuvres (voir l'article sur les serpents), ainsi   que la belle tortue d'Hermann, seule représentante terrestre de son groupe en France et fleuron du Village   des tortues, à Gonfaron. (cliquer pour visualiser l'article)
  
  Les vipères sont absentes.




 

   Parmi les mammifères, lapin et lièvre sont en régression. Blaireau, renard et hérisson restent en lisière. Chevreuil et cerf (l'un chassé, l'autre protégé) ne quittent pas le couvert des forêts voisines.
   L'hôte qui prend le plus ses aises est le sanglier. Son abri le plus sûr et son garde-manger - la glandée - est le taillis impénétrable de chêne vert, ou de chênes lièges dans les vallons encaissés. Mais il aime à sillonner le maquis et à le labourer. Avec une audace croissante, il rôde près des habitations isolées, ravage les vignes et autres cultures, creuse sa bauge jusque dans les salins désaffectés. Mais c'est dans le maquis qu'il est le plus pourchassé, au cours de battues avec tir de balles.

   Sa population dans le Var a explosé de 3000 à 30000 têtes entre 1992 et 1997. Ce boom démographique a une origine controversée. Deux causes sont invoquées :

  • d'une part l'extension des zones boisées et arbustives, consécutive au recul de l'emprise agricole
  • d'autre part la substitution aux sangliers purs, à 36 paires de chromosomes, d'hybrides conçus avec le porc domestique, porteurs de 37 ou 38 paires de chromosomes et à la fois plus féconds et plus conquérants. Cette variété métissée est baptisée " sanglochon " ou " cochonglier " par les médias, sobriquets qui prêtent à des jeux de mots faciles, mais qui n'amusent pas du tout les cultivateurs lésés par les incursions des bulldozers vivants.

   Les invertébrés du maquis
  C'est le festival de la diversité. Impossible de détailler ici, cette population humide et grouillante de vers, d'escargots, d'araignées, de mille-pattes et surtout d'insectes, cigales, pucerons, abeilles, fourmis, papillons, mouches et autres diptères, libellules, et coléoptères en particulier.
   Des rapports subtils se sont noués entre les plantes et les insectes et qui ont explosé comme un feu d'artifice au début de l'ère tertiaire…
   Les insectes gallicoles provoquent sur les plantes des excroissances particulières, les galles, qui ressemblent à des fruits…
   Les insectes pollinisateurs ne sont nullement désintéressés lorsqu'ils apportent sur un pistil du pollen prélevé dans une autre fleur de la même espèce végétale. Pour prix du service rendu, ils ont droit à du nectar, à du pollen ou aux deux selon les fleurs.

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Le machaon :
Papilio Machaon
E: 60-80 mm.Un de nos plus grands papillons. Corps noir et jaune. Ailes antérieures noires et jaunes, les postérieures aussi, avec une bande bleu noir avant le bord externe.

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La Belle Dame : Cinthia Cardui
On le trouve dans les lieux découverts fleuris et plus particulièrement sur les chardons.
Indigène dans l'extrême sud de l'Europe occidentale mais émigre vers le Nord chaque printemps.

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