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Etangs,
dunes et sansouires
: la petite Camargue Hyèroise
Dans
son contexte géographique exceptionnel, Hyères est
une commune à la fois continentale, péninsulaire et
insulaire. Le partage des terres et des eaux y est presque aussi
compliqué qu'au temps du Chaos.
La
sansouire :
La sansouire
cerne les étangs. Elle présente une végétation
avec roseau, jonc et salicorne, qui recherche des milieux humides
tout en tolérant bien la présence du sel.
La salicorne est un arbrisseau ligneux dont les jeunes tiges,
aux feuilles presque avortées, sont faites d'une succession
d'articles charnus qui lui donne un aspect boudiné. Elle
doit son aspect faciès de " plante grasse " à
la rétention de l'eau, due au sel qu'elle accumule dans ses
tissus.
Les
dunes
Les
dunes des flèches littorales du double "tombolo",
notamment la plus étroite du côté ouest, sont
des milieux de vie encore plus ingrats où la soif des plantes,
liée à la charge du sol en sel marin après
évaporation, est aggravée par la perméabilité
du sable et sa surélévation.
Les Végétaux
(et les animaux) vivant dans ce milieu aride et mouvant au gré
du vent témoignent d'une parfaite adaptation à
leur environnement.
La
flore des dunes :
La plus belle parure de ces dunes est le lis de mer ou Pancratium
maritimum, (Amaryllidacées), (photo ci contre) dont
la cueillette est interdite. C'est en réalité une
sorte de narcisse qui doit son surnom à sa blancheur
éclatante.
On trouve également une espèce endémique, la
Matthiole à silique tricorne ( Brassicacées
anciennement
Crucifères).
Pancratium maritimum (cliquer pour agrandir)
La
faune des dunes :
Les
dunes littorales possèdent une riche faune de Coléoptères et
d'Orthoptères.
(Texte inspiré d'une publication
sur internet de Philippe Ponel)
Les espèces
de coléoptères des sables littoraux. peuvent
être réparties en plusieurs groupes :
-
Espèces des laisses de mer, pour lesquelles la dune constitue
simplement un refuge temporaire. C'est le cas des prédateurs et
des saprophages ( qui se nourrissent de matière organiques
en décomposition) des genres Hypocaccus, Baeckmanniolus,
Halammobia. Leurs capacités olfactives très développées leur permettent
de détecter à distance l'apparition d'une source de nourriture.
- Espèces phytophages liées aux sables par l'intermédiaire
de leur plante-hôte. Ce sont surtout des Chrysomélides et des
Charançons.
- Espèces psammophiles fouisseuses. Ces animaux à morphologie
et éthologie hautement adaptées passent la totalité de leur cycle
de développement dans le sable, à plus ou moins grande profondeur
selon les conditions de température, d'humidité et d'ensoleillement.
Il s'agit évidemment de l'élément le plus remarquable de cette
biocénose liée au sable.
Parmi
les Orthoptères
des dunes
littorales on rencontre :
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Platycleis
(Platycleis) sabulosa Azam,
1901
Sauterelle
de taille moyenne (22-26 mm), de coloration brun jaune.
Elle colonise les milieux sablonneux, les dunes mais aussi
les formations herbacées denses et sèches, principalement
dans les zones littorales de la région méditerranéenne.
Pour la France, elle est citée des départements qui bordent
la méditerranée et remonte jusque dans l'Aveyron et l'Ardèche.
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Rhacocleis
poneli Harz &Voisin, 1987
Cette
sauterelle de taille moyenne (19-25 mm), couleur brun, endémique
du sud-est de la France est signalée du Var, des Alpes-Maritimes
et des rives de la basse Durance (Bouches-du-Rhône et Vaucluse).L'espèce
montre une préférence non exclusive pour les milieux littoraux
chauds et humides. Extrêmement farouche, elle plonge dans
la végétation au moindre bruit, ce qui ne facilite pas sa
détection. Espèce d'intérêt patrimonial. |
Photos
et textes : Michèle LEMONNIER-DARCEMONT
Les étangs
La
plaine hyèroise était jadis constellée d'étangs,
grands ou petits. Le nom de l'aéroport du Palyvestre est
une déformation coquette de Paluestre, mot tiré
du palu(d) qui désigne un marais. Hors des pistes, le terrain
n'y est pas entièrement asséché. Ailleurs,
plusieurs étangs persistent :
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