Entre
le Rhône et le Var, autour de Toulon, du fait que mer et montagne se côtoient,
il existe de nombreux petits cours d’eau, de dimensions très réduites, par définition
des fleuves, tels l’Aren à Bandol, la Reppe à Ollioules, le Las et l’Eygoutier
à Toulon, le Grand (!) Vallat à Carqueiranne, le Roubaud à Hyères,
le Pansard et le Maravenne à La Londe. Parmi eux, le Gapeau, dont le delta est
pourtant minuscule, se développe au contraire comme un grand oiseau, avec ses
deux ailes déployées, l’orientale (Réal Collobrier et Réal Martin) sur les terrains
siliceux des Maures hercyniennes et de la plaine viticole permienne, l’occidentale
sur les plateaux calcaires du Secondaire jusqu’à la Ste Baume (Mont St Pilon).
Ces
deux bras se joignent à Mesclans (= mélange ) où se rencontrent des eaux
naturelles différentes, auxquelles s’ajoutent en plus toutes les pollutions récoltées
le long du trajet. Le tout aboutit à l’extrémité est de la commune de Hyères,
et donc à l’extrémité orientale de T.P.M. (agglomération Toulon-Provence-Méditerranée).
Bref un très grand bassin versant, relativement à la taille de ceux qui l’entourent,
situé pour l’essentiel en dehors des entités Hyères et T.P.M., mais qui y déverse
la totalité de ses eaux.
Certes
beaucoup d’organismes, avec les communes concernées et leurs agglomérations, s’occupent
de certains problèmes du bassin versant du Gapeau. Certains ont des sigles compris
des initiés (CLE, SAGE, CCDVG, SDAGE, etc.), mais n’évoquent rien pour le grand
public. Ils oeuvrent tous suivant leurs compétences thématiques et géographiques.
Je pense que notre rôle pourrait être, en aval, de faire connaître au grand public
et aux responsables de Hyères et de T.P.M. tous ces problèmes et travaux par des
essais de synthèse, illustrés de cartographies originales et accompagnés de bibliographies.
Loin de faire double emploi avec tous ces travaux, notre projet de synthèse, vue
de l’extérieur, me semble pouvoir apporter un plus à ce déploiement d’énergie
en le faisant mieux connaître et apprécier du public.
Cette
nouvelle orientation envisagée pour une partie des activités de l’A.P.G. arrive
au moment où le Lycée agricole de Hyères et surtout l’Université de Toulon modifient
certains de leurs programmes, notamment les masters, en leur affectant une facette
environnement. Leurs étudiants sont ainsi demandeurs auprès des entreprises et
des associations de sujets de stages et de tuteurs, qui peuvent à différents niveaux,
se traiter par convention tripartite, entre Université, Tutorat et Etudiant.
Par
ailleurs ; en ce moment, des Contrats d’Aide à l’Emploi nous permettent de
renforcer notre personnel en candidats compétents dans certains domaines comme
l’exploitation des SIG (Systèmes d’Information Géographique) devenus indispensables
dans la gestion des territoires et source d’emploi, où nous pouvons aider des
jeunes à l’insertion définitive dans le monde du travail.
Voilà
donc tout un contexte favorable qui tombe au moment où nous réfléchissons à une
nouvelle orientation pour le long terme. Celle-ci pourrait être une :
« Etude
d’ensemble sur le bassin versant du Gapeau, à partir des travaux existants »,
dans
le but de regrouper et exposer simplement tout ce qui peut exister de travaux
réalisés ou en cours, et de les faire connaître au grand public. Ainsi pourront
être mieux connues ces grandes richesses du Département du Var et défendues dans
l’intérêt de tous.
Une
première tentative dans cet esprit a été réalisée avec un stagiaire, Frédéric
Rodriguez, en DEUST 2ème année de l’Université d’Aix-Marseille III.
Après deux mois et demi de stage de terrain, encadré par les bénévoles de l’Association
C.I.C.Gapeau
(cliquer), ce stagiaire a rédigé, puis présenté oralement à un
jury universitaire, un premier essai de synthèse englobant, simplifiés, tous
les aspects du sujet, depuis la géographie, la géologie, la flore et la faune,
jusqu’aux problèmes de pollution et de gestion des inondations. Toutes ces données
sont présentées systématiquement avec une carte à gauche, le texte et des illustrations
à droite, pour faciliter la lecture.
A
cette occasion s’est instaurée une étroite collaboration avec cette association
CICGapeau, qui, basée sur place à Solliès-Pont, connaît bien les populations,
les décideurs et leurs problèmes.
Parmi
les premiers sujets de stage envisagés citons :
·
Les anciens systèmes d’irrigation par gravité,
description et valorisation pour un sentier touristique
·
La cartographie des sources et leur relation
avec la géologie
·
L’évolution de la teneur en différents métaux
du Gapeau et de ses affluents, depuis les sources jusqu’à l’embouchure.
Par
ailleurs pourra être envisagée la fabrication dans une école primaire, comme cela
a été réalisé 8 années à Giens, d’une maquette représentant le bassin versant
et ses voisins. Elle pourra dans les expositions présenter le bassin versant en
3 dimensions.
Prof.
Jean Sougy
Giens 2 novembre 2005