
En
écologie, on trouve toujours deux poids, deux mesures. La défense rigoureuse
des écosystèmes d’un côté et le n’importe quoi de l’autre. Bel exemple
sur la route du sel où, depuis juillet, on peut, comme chaque année, admirer
le « Lis de Mer », en fait une Amaryllidacée, Pancratium
maritimum. C’est une plante entièrement protégée en région PACA par
la loi. On voit certes moins qu’il y a quelques années de touristes en
ramasser d’énormes bouquets qui ne tiennent pas la journée.
En
octobre 2002, j’avais proposé d’en faire récolter les grosses et abondantes
graines noires par les jeunes écoliers de l’Ecole Primaire de Giens et
de les leur faire semer en les jetant dans les carrés de ganivelles de
la dune en reconstitution, carrés qui auraient été désignés par le Conservatoire
National de Botanique de Porquerolles. Autorisation refusée, car le respect
strict de la loi ne le permettait pas. Une occasion manquée de sensibiliser
des enfants.
En
juillet 2004, sur la route du sel, on peut constater au Sud du restaurant
des Salinas, que sur plus de 600m, entre les poteaux 20 et 26 notamment,
des mètres cubes de sable ont été déversés derrière les ganivelles, côté
canal de ceinture. L’analyse de ces tas de sable montre qu’ils proviennent
de rectification du bord dunaire de la route, côté mer. Les petites ganivelles
qui retenaient le sable en bord de route se retrouvent, bois de châtaignier
et fil de fer, avec le sable transporté et plus rien ne retient le sable
qui va s’éroder à nouveau. En même temps que le sable, et en plus des
débris de ganivelles, on observe des centaines de bulbes desséchés au
soleil de ces Pancratium supposés intouchables.
Un
massacre !
Tout
et son contraire !
Giens,
le 27 juillet 2004.
Jean Sougy
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Le
Lys des sables

Fleur
de Pancratium maritimum

Des centaines de bulbes desséchés
au soleil de ces Pancratium supposés intouchables
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