|
PROPOSITION D'INSCRIPTION SUR LA LISTE DU PATRIMOINE MONDIAL DE L'UNESCO DE LA
PRESQU'ILE DE GIENS, DE LA RADE DE HYERES ET DE SON ARCHIPEL
|
Une
situation géographique exceptionnelle : Située
à l'extrémité sud de la Côte d'Azur (43°02'N ; 6°08'E), la presqu'île de Giens,
la rade de Hyères et son archipel d'îles (connues dès le VIe siècle av. J-C. sous
le nom grec de Stoechades), alignées Est-Ouest, occupent une position remarquable
dans le bassin de Méditerranée occidentale. Coincé aux pieds des contreforts du
massif des Maures, cet ensemble sépare l'arc franco-ibérique de l'arc franco-italien
et forme une sorte de promontoire tourné vers la mer et l'Afrique à 800 km au
Sud. Célèbre pour son double tombolo (2 cordons de sable isolant
une lagune d'eau saumâtre) dont il n'existerait que très peu d'exemples
dans le monde, "la presqu'île de Giens, la rade de Hyères et
son archipel" constituent une entité biogéographique unique
en France et en Europe, entre mer et montagne.
|  |
Des
écosystèmes riches et variés : Grâce
à des conditions biogéographiques exceptionnelles, " la presqu'île de Giens, la
rade de Hyères et son archipel " offrent une variété exceptionnelle de milieux
naturels représentatifs des processus écologiques et biologiques méditerranéens.
Herbiers marins de posidonies, côtes rocheuses, formations dunaires littorales,
étangs et marais salés et saumâtres, forêts méditerranéennes, cultures...cohabitent
étroitement et confèrent au site une valeur esthétique, pédagogique
et scientifique remarquable qui n'a rien a envier à la beauté sauvage mais beaucoup
moins variée en écosystèmes de la Camargue du fait de l'absence de roches consolidées.
|
Le bassin méditerranéen
a été riche sur sa périphérie en zones humides présentant de grandes valeurs écologiques,
sociales et économiques, mais qui ont été considérablement dégradées ou détruites
au cours du XXème siècle. Fortes de plus de 1 500 ha, les zones humides hyéroises
constituent le seul site de cette importance entre la Camargue et l'Italie. C'est
un promontoire avancé vers l'Afrique, situé sur l'itinéraire de nombreux oiseaux
migrateurs.
|  |
 | Cet
ensemble possède un assortiment de milieux humides de salinités diverses, qui
lui confère une richesse en habitats et en espèces rares exceptionnelles. Grâce
à ces caractéristiques, la zone a fait l'objet d'inventaires ZNIEFF et ZICO, et
compte parmi les sites éligibles au réseau européen Natura 2000. Le site
proposé dispose ainsi d'une diversité d'habitats rarement égalée sur le pourtour
de la Méditerranée occidentale, ce qui est essentiel pour le maintien de la diversité
animale et végétale de cette région et en particulier des oiseaux de passage.
|
Une
faune et une flore caractéristiques des régions méditerranéennes :
Malgré la forte pression humaine
de la saison estivale et une urbanisation excessive du littoral hyérois, le site
proposé à l'inscription a su conserver jusqu'à ce jour tout son intérêt biologique.
La flore est d'une diversité et d'une richesse remarquable, chaque espèce ayant
su s'adapter aux conditions physiques et climatiques d'un biotope particulier.
On recense par exemple 30 espèces différentes d'orchidées, soit près d'1/4 des
espèces françaises sur seulement 10 km². Certaines autres espèces sont très rares
dont une crucifère, Matthiola tricuspidata, qui n'existe que sur le cordon occidental
du tombolo de la presqu'île de Giens pour toute la France métropolitaine.
|
 |  |
cliquer
pour agrandir la photo | Dans
le domaine maritime, l'herbier de posidonies, clé de voûte de l'écosystème marin
côtier méditerranéen, correspond à une espèce protégée au niveau international.
Il occupe encore de vastes surfaces en bonne santé dans la rade de Hyères, alors
qu'il est en forte régression dans bien des zones de la Méditerranée occidentale
|
Grâce
à cette diversité de ses habitats naturels, la région de Hyères est aussi l'une
des plus riches d'Europe quant à sa faune. Les zones humides hyéroises jouent
un rôle très important pour les oiseaux : lieu de nidification, de dortoir ou
de simple halte, elles peuvent abriter et voir passer plus de 200 espèces d'oiseaux
dont certaines très rares en France et en Europe (ibis falcinelle, faucon kobes…).
De par son relief, sa température et le courant ligure, cette région de la Méditerranée
assure la remontée du plancton en abondance pour les cétacés et c'est une zone
privilégiée pour leur reproduction. La Presqu'île de Giens constitue l'extrémité
occidentale du sanctuaire récemment créé par la France, l'Italie et Monaco afin
de protéger les mammifères marins, ce qui confirme la valeur exceptionnelle de
la rade de Hyères. Malgré une fréquentation parfois excessive qui demande à être
organisée, les milieux naturels de " la presqu'île de Giens, la rade de Hyères
et son archipel " ont conservé un intérêt remarquable pour la faune des invertébrés.
Certaines espèces endémiques demeurent
limitées à quelques stations locales isolées (Platycleis sabulosa : orthoptère
lié aux sables littoraux, ainsi que l'espèce nouvelle de sauterelle Rhacocleis
poneli).
| platycleis
sabulosa | rhacocleis
poneli |
Grâce
à cette diversité de ses habitats naturels, la région de Hyères est aussi l'une
des plus riches d'Europe quant à sa faune. Les zones humides hyéroises jouent
un rôle très important pour les oiseaux : lieu de nidification, de dortoir ou
de simple halte, elles peuvent abriter et voir passer plus de 200 espèces d'oiseaux
dont certaines très rares en France et en Europe (ibis falcinelle, faucon kobes…).
De par son relief, sa température et le courant ligure, cette région de la Méditerranée
assure la remontée du plancton en abondance pour les cétacés et c'est une zone
privilégiée pour leur reproduction. La Presqu'île de Giens constitue l'extrémité
occidentale du sanctuaire récemment créé par la France, l'Italie et Monaco afin
de protéger les mammifères marins, ce qui confirme la valeur exceptionnelle de
la rade de Hyères. Malgré une fréquentation parfois excessive qui demande à être
organisée, les milieux naturels de " la presqu'île de Giens, la rade de Hyères
et son archipel " ont conservé un intérêt remarquable pour la faune des invertébrés.
Certaines espèces endémiques demeurent
limitées à quelques stations locales isolées (Platycleis sabulosa : orthoptère
lié aux sables littoraux, ainsi que l'espèce nouvelle de sauterelle Rhacocleis
poneli).
|
Si
le patrimoine culturel n'a pas la même importance que le naturel pour ce site,
il présente cependant un grand intérêt pour les historiens. De nombreuses épaves
sous-marines, parfois très anciennes (grecques, étrusques, romaines, gauloises),
jalonnent les fonds de la rade de Hyères et témoignent d'un passé commercial et
militaire fort riche et mouvementé. La présence de nombreux forts, tours et batteries,
construites sur les îles d'Hyères entre le XVIème et le XVIIIème siècle, confirme
le rôle hautement stratégique du site à cette époque. L'inscription d'un site
au Patrimoine Mondial est tout d'abord une consécration qui se mérite et une reconnaissance des
efforts de protection et de gestion gestion durable accomplis de longue date par
tous les acteurs locaux et nationaux .
|  |
C'est
aussi un label prestigieux qui offre un gage internationalement reconnu de qualité
et qui renforce l'image et la notoriété du site. Il peut donc entraîner des effets
positifs sur l'activité touristique et économique globale, mais aussi locale sur
chaque commune concernée. Revers de la médaille, il peut entraîner une surpopulation
lors de la saison touristique classique. Certains exemples montrent que ceci peut
se gérer en étalant la saison touristique pour des touristes internationaux n'ayant
pas les mêmes motivations ni les mêmes contraintes de calendrier.
C'est aussi
un label prestigieux qui offre un gage internationalement reconnu de qualité et
qui renforce l'image et la notoriété du site. Il peut donc entraîner des effets
positifs sur l'activité touristique et économique globale, mais aussi locale sur
chaque commune concernée. Revers de la médaille, il peut entraîner une surpopulation
lors de la saison touristique classique. Certains exemples montrent que ceci peut
se gérer en étalant la saison touristique pour des touristes internationaux n'ayant
pas les mêmes motivations ni les mêmes contraintes de calendrier. Le
label UNESCO entraîne également un prestige qui joue souvent un rôle catalyseur
dans le développement de la sensibilisation à la préservation du patrimoine auprès
des gouvernements comme de l'ensemble des habitants et des visiteurs. Une meilleure
sensibilisation favorise l'émergence d'un tourisme plus respectueux de l'environnement,
ce qui est très bénéfique pour le site. Si
aucune subvention supranationale n'est à priori prévue suite à une telle inscription,
cette dernière n'ajoute aucune contrainte supplémentaire à celles déjà prévues
par les réglementations nationales existantes (loi Littoral, PLU, classements,
Parc National…). Le label UNESCO est également une bonne référence pour les financements
européens ou nationaux.
|
| D'autre
part, l'inscription sur la liste du Patrimoine Mondial engage l'Etat à assurer
un suivi de préservation, de valorisation et de gestion du site pour pouvoir continuer
à répondre aux exigences du label UNESCO. En cas de manquement, au bout de
cinq ans l'inscription peut être retirée! Enfin, l'obtention du label UNESCO permettra
peut-être aux zones humides hyéroises de figurer à côté des 17 sites français
déjà inscrits depuis 1986 à la Convention Ramsar qui reconnaît l'importance internationale
de ces milieux, notamment comme habitats des oiseaux d'eau. Retour
au menu
|